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jeudi 1 mai 2008

L'hiver Philippin,
les terrasses de riz de Banaue et de Batad


Nous avons profité d'être à Luzon pour explorer les environs et sommes donc parties visiter les terrasses de riz de Banaue et de Batad.
Vieilles de 2 000 ans et construites sur les montagnes Ifugao par les ancêtres de l'ethnie Batad, ces rizières sont le spot touristique le plus connu des Philippines. Certains aiment également l'appeler la huitième merveille du monde...
Nous voilà donc parties pour un petit trip de deux jours avant de rentrer en terrain connu.

Suite à un appel à mon ami Mathieu d'Iligan, qui s'y était rendu peu de temps avant, j'apprends que la compagnie de bus "Autobus", qui a certes trouvé un nom très approprié mais très peu original d'autant que si tu cherches un autobus d'une autre compagnie, cela peut créer quelques quiproquos, propose des bus de nuit.
Fortes de ses explications, nous trouvons le terminal de bus sans trop de difficultés. (En aparté: L'appellation
terminal est-elle justifiée quand il n'y a l'emplacement que pour un seul bus? doit-on préférer le nom de garage? )

Après un petit diner dans un restaurant très coquet en face de notre garage-terminal, nous montons dans le bus où les places sont numérotées. Me voilà assise à côté d'une fenêtre qui, je le constate assez vite, a un trou en son centre qui ressemble étrangement à un impact de balle et qui laisse imaginer toutes sortes de scénarios possibles ou impossibles.
Après plusieurs heures de route, notre bus s'arrête sur une air d'autoroute, comprenez en plein milieu de nulle part où il y a un petit café et un vendeur de bananes, pour des problèmes de moteur. Non qu'on nous ait informé mais nous l'avons déduit lorsque le conducteur s'est plongé tout entier à l'arrière de son véhicule...nous sommes très observatrices. Après une ou deux heures d'attente (on ne compte plus les heures quand on en a passé plus de douze dans un bus), notre autobus de chez "autobus" redémarre et nous arrivons à Banaue saines et sauves, personne ne nous a tiré dessus, ouf.
Mon sens de l'organisation étant toujours aussi développé, nous n'avions rien réservé mais comme espéré les gens sont venu à nous pour nous proposer un logis. Résultat,nous avons opté pour un chalet suisse, ou en tout cas ça y ressemblait beaucoup, nappes rouges et blanches, murs en bois et température hivernale. Il se serait mis à neiger que ça ne m'aurait pas étonné.
L'hiver dans ces contrées n'est pas une saison mais une région. Egarez-vous dans le nord de Luzon et sortez vos
polaires, vos bonnets et vos écharpes.
Hormis ce problème de froid tout était parfait. Notre guide était incroyablement sympathique et les terrasses sensationnelles. Ballades dans les rizières, Marie qui manque de s'y retrouver toute entière, mais n'y aura finalement laissé que ses pieds, et pour couronner le tout, une petite baignade dans les sources d'eau chaude. Magique!
















samedi 23 février 2008

Petit tour dans les alentours...

Charlotte, coordinatrice Manille et non pas celle de bubu, étant de passage sur Mindanao, nous décidons d'aller explorer les environs... C'est ainsi que nous prenons, le 13 février, le bus pour Cagayan de Oro.


  • Bienvenue à Makahambus Adventure Park, comprenez le "Durbuy Aventurelocal". Parc situé non loin de Cagayan de Oro et tenu par un petit philippin bien sympathique de Zabuonga qui parle l'espagnol et non pas le visaya... comme c'est étrange!





Au programme: multiples "ponts de singe", mousquetons, casques de rafting et zipline en pleine jungle. Rien de mieux pour fêter la Saint Valentin me direz-vous... et oui c'était un 14 février.









  • Après ce parcours émotions, pour se tenir à distance des pluies de cœur qui ont envahi la ville, les supermarchés, les rues, les jeepney, les tricycle et même les toilettes publiques nous allons visiter ... une grotte! Ben oui, aux grands maux, les grands remèdes...


  • Le lendemain, c'est à l'éco-village que l'on se rend histoire de découvrir la faune et la flore tropicales, de découvrir l'artisanat philippin pour les touristes et de se balader dans un parc loin de la pollution des villes (enfin ça c'est pour Charlotte, parce qu'on ne peut pas vraiment dire que la pollution à Butuan City est un problème majeur).


A programme: Aigles, Toucan, papillons fluorescents, Piton, singes (que nous n'avons pas vu mais parait qu'ils étaient là), serpents verts fluos, fleurs du paradis, palmiers,... et Ninja


  • Le soir venu, pour continuer sur notre lancée, nous assistons à un spectacle de danses tribales avec costumes traditionnels et assiettes en porcelaine et puis allons nous faire masser par des aveugles sur la grand place de Cagayan. Je crois que j'ai encore quelques bleus dans le dos et sur les bras pour en témoigner. Excellente idée d'une ONG philippine qu'il faut féliciter, mais j'aurais cru que leur sens accru du toucher aurait permis à Bob, mon masseur, de voir que je criais intérieurement!

















  • Le lendemain, départ pour Malaybalay à 6 heures du matin!
Le festival de Kaamulan avait déjà commencé, c'est avec joie dès lors que nous avons pu profiter des centaines de cabanes en bambous érigées pour l'occasion et, chaque cabane étant équipée de son propre appareil karaoké, nous avons pu également assister un véritable désastre musical.
Quand les philippins reprennent Céline Dion, Simon et Garfunkel, Aerosmith et Sinatra en coeur nous assistons sans aucun doute à la pire expérience musicale de toute notre vie.
Toutefois, le Festival de Kaamulan n'a pas uniquement pour but de vous faire regretter d'être entendant, il a pour but également de rassembler en un spectacle et une parade colorée les huit groupes indigènes de Bukidnon, à savoir: les Matigsalug, les Umayamnon, les Ilianon, les Pulangihon, les Talaandig, les Tigwa Manobo et les Manobo de Bukidnon ouest. Ce qui différencie le festival de Kaamulan des autres festivals des Philippines est, sans aucun doute, que les parades sont le fait des véritables natifs, des véritables indigènes et non pas des philippins de la ville revêtant les costumes traditionnels... Le festival dure jusqu'au 10 mars... dépêchez-vous!