lundi 31 mars 2008

Anniversaire...
la suite en images:


  • Préparatifs auxquels je n'ai pas assisté étant congédiée dans ma chambre à mon arrivée, mais qui ont duré des heures. Entre maquillage, habillage et cuisinage.
  • Buffet du tonnerre avec spaghettis made in Tonio, banana kiu, riz (évidemment, faudrait pas trop me dépayser) et gâteau crémeux à souhait. Miam même pas gouté! j'me suis contentée de souffler les bougies.
  • Etaient présents: Parents, enfants et responsables des 2 programmes de Sosumpit ainsi que le Conseil d'administration du LBK et les étudiants du foyer

  • Au programme: danses, chants, voeux, couronne, poèmes, cadeaux et bouquets de fleurs.


  • Pour finir: Soirée au Moff's de Bubu avec Paillette du duo butuanesque "Clapette et Paillette" et Tonio de Manille. A nous Butuan by Night





















dimanche 30 mars 2008

* Malitbog en fête*



Le 27 février, fin d'après-midi, je prends mon bus direction Cagayan de Oro. Dgoy, assistant de la responsable du programme de Malitbog, préparait une fête que je ne pouvais manquer sous aucun prétexte... je pressentais le karaoké!
Mais avant que la vraie fête commence, étudiants et enfants de mon programme m'ont fait une surprise: ils m'ont obligée à chanter et à danser sur une chanson en français de mon choix ... Prise au dépourvu, je n'ai eu d'autres choix (parce que mon cerveau ne m'en présentait aucun autre) que d'entamer la très célèbre "bip coin coin song" et ses crazy signs associés... La dernière nuit avant mes 23 ans et me voilà entrain d'imiter les animaux de la ferme! Après cet interlude musical, qui a bien entendu fait l'unanimité et qui restera à jamais gravé dans les mémoires (surtout le moment où je fais le cochon), la vraie fête de Dgoy commence. Les enfants s'en vont et le Tanduay arrive (rhum local). Je me retrouve en compagnie des amis de Dgoy qui, contre toute attente, adorent le karaoké (comme c'est bizarre). Mais attention pas n'importe quoi! De la grande chanson dont la consécration fût le "I'm Mister Lonely" en Tagalog! Attention sortez vos mouchoirs.
Après plusieurs heures de discussion sur les coutumes européennes allant du mariage à la cuisine en passant par l'éducation des enfants,... je me décide à suivre les conseils de Sister Amy.
Cette dernière m'avait averti vers 23h, voyant que je n'étais toujours pas fatiguée et donc pas prête à aller me coucher, que je risquais d'être réveillée aux aurores, entendez par là vers 3 -4 heures du matin. Je vais donc rejoindre mon planché surélevé (entendez mon lit) car j'ai bien peur que ses prédictions se révèlent exactes. Non pas que je pense qu'elle ait des pouvoirs de prémonitions (non, non), mais que depuis que je suis là j'en ai vu et entendu parlé des anniversaires et je sais que la coutume en montagne (qui a une fâcheuse tendance à s'étendre dans les villes d'ailleurs) veut que l'on réveille le chanceux qui fête son anniversaire avant le levé du soleil!
C'est alors qu'après 2h30 de sommeil, je réalise que ma compagne de planché a disparu et que je crois entendre des chants, mais comme je vous l'ai dit ça ne faisait que 2h30 que je dormais donc je repose la tête sur l'oreiller jusqu'à ce que bouf baf, la connexion se fasse dans mon cerveau... Des gens sont effectivement entrain de chanter et bizarrement j'entends mon nom... écartant d'emblée l'hypothèse du Dwarf... je me lève et, à peine sortie de ma moustiquaire, je tombe nez à nez avec une vingtaine de personnes et une guitare. Trois secondes plus tard, je réalise que j'ai un régime entier de bananes dans les mains... des enfants s'approchent, m'offrent des fleurs, mais je suis toujours dans un demi sommeil, j'ai l'impression d'être en plein rêve...

Bouf enfin, je me réveille! Voilà qu'à 4h du matin je prends mon petit déjeuner avec 20 personnes que je ne connaissais pas il y a 6 mois et avec un charmant jeune homme qui découpe une chèvre à la machette à côté d'une tête de cochon, cochon qui a donc été précédemment décapité. Et là bizarrement pas de relents d'estomac, pas d'envie d'aller directement me recoucher, me voilà avec un sourire béat...
Ah si vous l'aviez su que moi ce qui me plairait le jour de mon anniversaire c'était un réveil nocturne, un régime de bananes, un cochon gisant et un "machettage" de chèvre...


Après cette célébration matinale (pour ne pas dire nocturne), Sister me propose d'aller me recoucher quelques heures... je ne me fais pas prier!


Second réveil 2 heures plus tard, je sors de ma moustiquaire et là, je vois tout le monde en action... "Déplumage" de poulet, "cuisage" de riz, "continuage" de découpage de nos amis porcins... Ben oui, aujourd'hui ce n'est pas que mon anniversaire, c'est aussi, et c'est pour ça que j'étais là, le blessing du bâtiment que Sister Amy tente de construire. L'idée de fêter mon anniversaire au milieu de nulle part pour faire du grand n'importe quoi (avec tout le respect que je vous dois Sister Amy) m'avait en fait charmée!
Un blessing, pour ceux qui ne le savent pas, c'est quand un prêtre vient arroser les 4 coins d'un bâtiment dont la construction vient de se terminer pour porter chance. Bon, ici, la définition a été revisitée... La construction étant tellement lente, Sister Amy n'a pu en attendre la fin pour voir le lancement d'eau bénite.
Quant à moi, je n'ai pas été très attentive lors du blessing, mon attention s'étant portée vers l'extérieur (je remets tout sur le compte de l'absence de murs). Mais c'est grâce à ce manque d'attention que je peux maintenant vous conter ce que j'ai pu découvrir, et que je vais dès lors partager avec vous, à savoir comment enlève-t-on le cochon de la broche (ou plutôt du piquet de construction) sur lequel il a été empalé de manière à être cuit? C'est très simple!
Vous prenez trois hommes et un mur en pierres. Les trois hommes tapent le bout opposé du piquet de construction sur le mur en pierres jusqu'à ce que le cochon bouge et glisse pour venir se déposer sur le plateau en bois où il se fera "fourchetter"! Miam. Maintenant vous voilà au courant.
Aussi, le prêtre ayant sans doute remarqué mon inattention passagère, m'a rappelée à l'ordre en me lançant non pas une mais trois giclées d'eau bénite en pleine tête... Mettons ça également sur le compte de l'absence de murs...

Une fois la bénédiction terminée et le festin succulent englouti (par d'autres que moi) j'ai repris ma moto puis mon bus pour Butuan où d'autres festivités m'attendaient.

jeudi 27 mars 2008


N
on-anniversaire

Sous le prétexte d'aller visiter de nouvelles familles ma nouvelle amie, Sister Nova, a réussi à me faire venir à Cabadbaran.

A peine j’avais passé la porte que je vois tous les parents et enfants de mon programme entrain de préparer des chorégraphies et de faire des vocalises.

Le temps que je réalise que tout ce petit monde est là pour moi (un temps certain parce que moi j'viens pour des visites c'est dans mon planning, j'imagine pas qu'on peut tout me bouleverser mon emploi du temps! En plus, le 24 février j’vois pas pourquoi on ferais un truc pour moi ?! moi j’suis née le 28…cerveau lent j’vous dis), le spectacle commence.

Un vrai anniversaire sur mesure ! Tout ce que j’aime… des courses relais avec des assiettes en plastique à coincer dans toutes mes articulations, des échanges de tomates par cuillères interposées, une couronne en carton et feuilles de bananier qu’on m’oblige à porter et une banderole à la Miss Belgique pour bien rappeler que c’est moi la "célébrante", des chansons où l’on apprend que la noix de coco est une grosse noix mais n’est pas une noix et que si t'en mange trop tu deviens gros…aucun sens et sur un air à la Patrick Sébastien…du sur mesure je vous dis, du sur mesure !









Après quoi nous passons au buffet préparé par les parents de nos chers bambins. Bon je ne vais pas aller jusqu’à dire que la bouffe était aussi sur mesure parce que certains pourraient croire que j’en fais trop mais la petite touche culinaire philippine m’a néanmoins fait beaucoup rire et vous aussi, croyez moi, vous auriez rit en voyant cette gelée couleur lait-grenadine avec des morceaux noirs (indéfinis encore) qu’ils m’ont tous regardé manger. Quand je rentre c’est décidé je me mets au théâtre ils ont tellement cru que je trouvais ça bon qu’ils ont failli me refiler la fin en doggy bag…ai réussi à esquiver de justesse!







Merci Cabadbaran

mercredi 26 mars 2008

Pas d'affolement, je ne suis pas morte, je ne me suis pas faite enlevée par des rebelles ni n'ai mangé un truc avarié. Je me suis bel et bien remise de la souris escaladeuse de bras, quoique ce fût assez long, et n'ai pas fait une overdose de bananes mayonnaise qui m'aurait tenue à l'écart de mon ordinateur car derrière mon ordinateur j'y suis beaucoup ces derniers temps croyez-moi! Cette désertion blogesque n'est due qu'à un manque de temps... promis j'y remédie au plus vite et je vous tiens chers amis, famille et donateurs au courant de l'évolution des programmes et de ma mission dans un avenir proche...

mardi 4 mars 2008

Le grand jour est arrivé...!



J'y avais pensé, tellement pensé que j'en avais du mal à dormir, ça provoquait en moi des sursauts, des palpitations, le coeur qui s'emballe. Je m'étais imaginée la scène, j'avais prévu la crise cardiaque, j'y songeais presque tous les jours, cela commandait la plupart de mes mouvements, avait un impact sur tous mes déplacements. J'avais l'oeil! J'avais développé un radar... J'affinais mes connaissances pour pouvoir mieux l'éviter, j'en apprenais chaque jour plus sur l'ennemi. Ennemi qui depuis quelques jours avait bizarrement disparu. Je me croyais guérie... Je me voyais flânant dans le centre, dans le noir, plus besoin d'allumer la lumière, je me voyais dansant dans ma chambre en regardant le plafond, une nouvelle vie m'ouvrait les bras
Et non Non et re-non...que du rêve tout ça! Tout a été chamboulé, mes angoisses se sont vues justifiées!... Hé oui cette nuit une souris a couru sur mon bras!
(merci de compatir)