Vis ma vie de Pop Corn...
Sister Famita m'a fait découvrir la "sensation Pop Corn" à l'occasion d'une visite de filleul. Partis du foyer de Butuan, nous arrivons, après une demi-heure de camionnette, en bas d'une montagne. Des arbres couchés sur la route nous empêchant de passer, nous descendons tous de la camionnette et deux de nos compagnons de route vont sonner aux portes pour demander de l'aide, ou plutôt, ils vont crier "Ayo" devant chaque cabane en bois des alentours afin de nous trouver un habal-habal. Désolée j'ai tendance a utiliser des expressions figées pas très représentatives. Mais le résultat est là. Après avoir négocié le prix avec un des habitants du village, nous enfourchons tous la moto ailée. 
Une fois les troncs d'arbres passés, nous nous retrouvons face à une route en pierres, enfin ce n'était pas une route, si l'on en croit la petit Robert, mon éternel allié, il s'agissait d'un mur de pierres... Qu'à cela ne tienne, tête brûlée, notre chauffeur met les gaz et baf c'est l'embardée, c'est la catastrophe, c'est la chute. Sister, qui avait habilement coincé ses pieds derrière les barres de l'engin de malheur sur lequel nous étions assis, ne tenait plus que par ceux-ci, le reste de son corps ayant basculé derrière la moto. Coup de frein violent,tout le monde descend, gros fou rire. On remonte sur la moto mais celle-ci ne daigne plus démarrer et c'est parti, on pousse, une, deux... (Enfin, moi je prends des photos et je rie.)On rem
onte, on redescend, on remonte, on redescend. On a davantage marché que fait de la moto mais heureusement qu'elle était là. Le bruit du moteur qui nous devançait avait quelque chose de stimulant. Puis cette sensation qu'à tout instant on peut valser par dessus le guidon et se retrouver sous la roue arrière est tellement euh...intense. En plus les intervalles de 5 secondes où nous pouvions vivre la vie d'un pop corn au micro-onde vallait bien le coup. Toujours est-il que 3 heures après notre départ, nous n'avions toujours pas vu l'ombre d'un filleul.
Enfin, nous arrivons! Plein de boue et tout transpirant mais en vie, c'est le principal.
Petite discussion au sommet (de la montagne):
"Sister où qu'il est ce filleul? Qui c'est qui a choisi un filleul situé dans pareil endroit?"
"En fait, c'est pas encore un filleul. J'voulais que tu viennes visiter pour le prendre sur le programme".
Bon, on me tourne en bourrique, mais je suis en vie donc tout va bien puis j'adoooooore de Pop Corn.
Ah le voilà! Je rencontre, sa maman, sa sœur, son frère et son beau-père, la famille au grand complet. Je prends toutes les notes suffisantes. S'agirait pas de revenir 10 fois.
Après une petite papote, c'est l'heure de la descente qui, elle, se fera sur la moto! Waouw, une heure entière dans la peau d'un pop corn, c'est plus que n'en vit un vrai grain de maïs. Appuyé sur les freins, le chauffeur à l'air de souffrir mais lance des "ok lang" pour nous assurer du contraire.

C'est bon nous sommes revenus sur la terre plane, ferme, enfin dans la boue mais on préfère.
Nous remontons dans notre van mais, après 20 minutes de route, un nouvel arrêt. Un camion vient de s'embourber. Il prend tout le chemin de terre et nous sommes entourés de rizières... Rapide évaluation de la situation: nous sommes coincés.
Opération: enlever les 1300 sacs de riz qui sont dans le camion pour alléger sa charge... une
heure. Par chance nous avons un câble dans notre van! Waouw nous sommes sauvés. On l'attache au deux voitures qui sont en position de duel (Enfin ils parce que moi je prends des photos et je rie). Et là, je me rends compte que j'ai parlé trop vite, le câble explose, la fumée noire envahit l'espace. En 3 secondes nous n'y voyons plus rien. Commence la mission "à la recherche d'une âme qui vive et qui possède un câble"... Paillette a bien trouvé un avocat dans les montagnes de Bukidnon, on va bien trouver un câble au milieu des rizière de Guadalupe... Je suis pleine d'espoir.
C'est bon, un des gentils monsieurs du camion embourbé, plein de riz et qui fume a emprunté une moto et nous a dégoté un câble en métal... Ouach "re-enfumement" mais le camion est sorti d'affaire. Arrive donc le moment ou nous devons tirer parti des leçons de l'autre véhicule, s'agirait pas qu'on s'embourbe, même si nous on ne transporte pas des milliers de sacs de riz. C'est bon, c'est gagné, la chance nous sourit. Le dieu des transports est avec nous, on est passé, c'est l'hilarité dans la voiture.
On arrive enfin à Guadalupe. Un beau panneau en forme de poisson nous souhaite la bienvenue... C'était la veille du 1er avril, presque un signe. On est content. Les visites se passent à merveille, les filleuls ont de bons résultats, on nous offre à manger, des fruits de toutes parts et j'en apprends également sur la décomposition des noix de coco... journée productive!
Une fois les troncs d'arbres passés, nous nous retrouvons face à une route en pierres, enfin ce n'était pas une route, si l'on en croit la petit Robert, mon éternel allié, il s'agissait d'un mur de pierres... Qu'à cela ne tienne, tête brûlée, notre chauffeur met les gaz et baf c'est l'embardée, c'est la catastrophe, c'est la chute. Sister, qui avait habilement coincé ses pieds derrière les barres de l'engin de malheur sur lequel nous étions assis, ne tenait plus que par ceux-ci, le reste de son corps ayant basculé derrière la moto. Coup de frein violent,tout le monde descend, gros fou rire. On remonte sur la moto mais celle-ci ne daigne plus démarrer et c'est parti, on pousse, une, deux... (Enfin, moi je prends des photos et je rie.)On rem
Enfin, nous arrivons! Plein de boue et tout transpirant mais en vie, c'est le principal.
Petite discussion au sommet (de la montagne):
"Sister où qu'il est ce filleul? Qui c'est qui a choisi un filleul situé dans pareil endroit?"
"En fait, c'est pas encore un filleul. J'voulais que tu viennes visiter pour le prendre sur le programme".
Bon, on me tourne en bourrique, mais je suis en vie donc tout va bien puis j'adoooooore de Pop Corn.
Ah le voilà! Je rencontre, sa maman, sa sœur, son frère et son beau-père, la famille au grand complet. Je prends toutes les notes suffisantes. S'agirait pas de revenir 10 fois.
Après une petite papote, c'est l'heure de la descente qui, elle, se fera sur la moto! Waouw, une heure entière dans la peau d'un pop corn, c'est plus que n'en vit un vrai grain de maïs. Appuyé sur les freins, le chauffeur à l'air de souffrir mais lance des "ok lang" pour nous assurer du contraire.
C'est bon nous sommes revenus sur la terre plane, ferme, enfin dans la boue mais on préfère.
Opération: enlever les 1300 sacs de riz qui sont dans le camion pour alléger sa charge... une


