Visites de nouveaux filleuls ou le marché de Maam Petate
Le 20 avril dernier, j'ai été visiter avec Maam Petate une dizaine de familles afin de prendre de nouveaux filleuls dans son programme.
7h00 du matin, Maam Petate arrive, fraiche comme un gardon, avec une heure d'avance... je suis d'excellente humeur!
A peine le temps de m'enfiler un café et nous montons dans sa nouvelle voiture de fonction. Elle vient, en effet, d'être engagée au bureau national de statistiques à Prosperidad et ils lui ont offert une 4x4 tout ce qu'il y a de plus polluant. Elle
vient également de passer son permis, mais ayant trop peur de conduire, elle nous a affrété un chauffeur... On va faire impression dans Bubu... J'ai envie de m'enfouir sous terre.
Les visites commencent fort. Première cabane en bois, une famille de cinq personnes qui vit dans 3m2. Les parents se sont mariés très jeunes, à la sortie des humanités, mais ne regrettent rien m'affirme la maman en serrant son fils contre sa poitrine et en éclatant en sanglots. Après quelques minutes de discussion, la maman retrouve heureusement le sourire et nous partons dans un autre quartier de Butuan. Nous arrivons chez une femme qui vit seule avec sa fille. Elle tient un petit restaurant dans sa maison, ou plus justement une casserole posée sur une planche en bois dont elle vend le contenu aux voisins qui n'ont pas le temps de cuisiner. Mais Ô surprise, elle fait également des "tapis en peau de T-shirts". Elle achète des
vieux T-shirts qui ne sont plus mettables et les découpe en fines lamelles, après quoi elle s'adonne à une sorte de tissage savant. Maam Petate, avec son âme commerçante, adore l'idée. Après avoir calculé quel bénéfice elle se faisait par tapis (10 pesos soit 1/6 d'euros) pour se faire une idée de son salaire et s'être exclamé, à juste titre, que c'était tout à fait insuffisant, Maam Petate se met à négocier les prix. Résultat: elle a réduit ce bénéfice à 5 pesos par tapis. Un vrai requin!
Une fois les emplettes terminées, nous continuons nos visites. Nous arrivons dans une famille où les deux parents sont vendeurs sur le marché, tiens justement. Le mari vient d'acquérir un stock de chaussettes qu'il tente de liquider. Maam Petate semble intéressée, mais le monsieur avoue que ça ne se vend pas très b
ien, tellement mal d'ailleurs qu'il n'en a vendu aucune, les gens n'y voyant pas d'utilité. Et là, Maam Petate réalise qu'elle non plus ne saurait pas quoi faire de ces chaussettes. Mais telle une acheteuse compulsive, son regard se pose autre chose: un chiot. C'est parti, elle l'embarque en moins de temps qu'il faut pour le dire. Nous voilà maintenant en compagnie d'un chien qui s'appellera spoty II car il est blanc à tâches noires... Allez comprendre! C'est le cinquième chien de Maam Petate et ses autres chiens répondent tous à la même règle: s'ils sont noirs c'est blacky, s'ils sont bruns c'est browny,donc lui, il est tacheté, ce sera "spoty" mais elle en a déjà un donc spoty II!
Voilà comment Maam Petate joint l'utile à l'agréable et s'évite d'aller faire les courses au Gaisano!
7h00 du matin, Maam Petate arrive, fraiche comme un gardon, avec une heure d'avance... je suis d'excellente humeur!
A peine le temps de m'enfiler un café et nous montons dans sa nouvelle voiture de fonction. Elle vient, en effet, d'être engagée au bureau national de statistiques à Prosperidad et ils lui ont offert une 4x4 tout ce qu'il y a de plus polluant. Elle
Les visites commencent fort. Première cabane en bois, une famille de cinq personnes qui vit dans 3m2. Les parents se sont mariés très jeunes, à la sortie des humanités, mais ne regrettent rien m'affirme la maman en serrant son fils contre sa poitrine et en éclatant en sanglots. Après quelques minutes de discussion, la maman retrouve heureusement le sourire et nous partons dans un autre quartier de Butuan. Nous arrivons chez une femme qui vit seule avec sa fille. Elle tient un petit restaurant dans sa maison, ou plus justement une casserole posée sur une planche en bois dont elle vend le contenu aux voisins qui n'ont pas le temps de cuisiner. Mais Ô surprise, elle fait également des "tapis en peau de T-shirts". Elle achète des
Une fois les emplettes terminées, nous continuons nos visites. Nous arrivons dans une famille où les deux parents sont vendeurs sur le marché, tiens justement. Le mari vient d'acquérir un stock de chaussettes qu'il tente de liquider. Maam Petate semble intéressée, mais le monsieur avoue que ça ne se vend pas très b
Voilà comment Maam Petate joint l'utile à l'agréable et s'évite d'aller faire les courses au Gaisano!

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